
Le GR 412 des terrils est un sentier de Grande Randonnée qui traverse la Wallonie d’Ouest en Est, de Bernissart à Blegny-Mine. Son n° d’attribution fait référence au 4 décembre qui est le jour de la fête de Sainte Barbe, sainte vénérée des mineurs.
Projet finalisé de la Transterrilienne, (voir l’article à ce sujet) balisé en blanc et rouge, le parcours du GR412 chemine sur 300 kms au coeur des bassins miniers de Wallonie en Belgique.

A travers les corons des anciennes villes minières, à travers les campagnes boraines, hennuyères et mosanes d’où pointent encore des belle-fleurs solitaires, le blanc et rouge se faufile le long du sillon “Haine- Sambre- et- Meuse” où il croise le souvenir du feu, du fer et du charbon.
Suivant des traces déjà anciennes, le sentier s’élance aux pieds des collines noires à l’assaut des sommets pour des panoramas à couper le souffle!

Cheminant à travers les anciennes localités minières du Bassin de Charleroi, nous avons suivi son balisage à Fontaine-l’Evêque, Goutroux, Monceau-sur-Sambre, Marchienne-au-Pont, Mont-sur-Marchienne, Marcinelle, Couillet, Montignies-sur-Sambre, Châtelineau, Farciennes et Moignelée. Soit une petite partie du GR412 Ouest. Nous vous proposons de découvrir nos explorations à partir des menus déroulants du PARCOURS DU GR412 en haut de la page d’accueil.

Chemin faisant, combien de témoignages sur la mine avons-nous recueillis:
“Je n’ai jamais quitté le quartier . Mon père, mon grand-père travaillaient à la mine”
“Il y avait des mines partout, plusieurs puits par commune, que ce soit à Gilly, à Roux, à Marcinelle, Montignies, Dampremy, Châtelet, Couillet…..”
… Courcelles, Ransart, Fontaine, Monceau, Farciennes, Aiseau…!
Jusque dans les années 50, pas une seule localité ne fut épargnée des forages.
“Le bassin de Charleroi fut le plus jeune, le plus dynamique, le plus diversifié, le plus spécialisé, le plus important, le plus moderne, le plus indépendant et le dernier exploité des quatre bassins houillers wallons”. Delaet, J.L. Les charbonnages du pays de Charleroi aux XIXe et XXe siècles in Mémoire de la Mine.
L’utilisation du charbon fossile en Belgique est très ancienne. Au pays de Charleroi, les traces d’une exploitation houillère remontent au milieu du 13ème siècle. Au lendemain de la guerre 40-45, la Bataille du Charbon enrôle de la main d’oeuvre au delà des frontières.
“La mine: pire que le bagne!”

Aujourd’hui, les derniers chevalements visibles dans la région sont ceux de Monceau (ci-dessus), du Cazier, du Pêchon, du Roton et de Warimé à Anderlues. Vestiges d’une époque, ils sont aujourd’hui, à titre de patrimoine, conservés dans le paysage changeant de Charleroi.

Le déclin de l’exploitation minière conjugué aux crises verrières et sidérurgiques ont vu le démantèlement du tissu industriel ancien. La plupart des charbonnages ont disparu, les bâtiments ont été rasés et il faudrait retourner aux archives (et aux vieilles cartes postales !) pour retrouver l’emplacement exact de certains puits de mine. Le Sentier des Terrils s’est dessiné bien évidemment à partir de ces lieux de mémoire.

Plus significatifs sont les terrils, ces crassiers d’hier aujourd’hui verdoyants. Repères dans le paysage, ils font partie intégrante du patrimoine. Intégrés dans un environnement boisé ou îlot de nature dans la ville, leur silhouette reste unique.

Le topo-guide du sentier des terrils comporte la description du parcours, des paysages et des ressources, un important chapitre sur la mine et les terrils ainsi que des suggestions de visites. La découverte plus approfondie de certaines régions minières est proposée grâce à des boucles additionnelles. Des jonctions sont possibles avec d’autres sentiers GR. Des cartes IGN complètent l’ouvrage.
Le topo-guide est disponible dans les bonnes librairies, à la Maison du Tourisme de Charleroi, en le commandant sur le site Internet des Sentiers GR. http://www.grsentiers.org
Localisation des vues:
Photo1: balisage blanc et rouge du GR au terril de l’Epine. Photo 2: panorama depuis le terril du Cerisier à Marcinelle. Photo 3: panorama depuis le sommet du terril des Aulniats à Farciennes. Photo 4: rue de Zône à Marchienne-au-Pont. Photo 5:Grille du Cazier à Marcinelle. Photo 6: Puits n°3 à Monceau-sur-Sambre. Photo n°7: Terril du Martinet à Roux. Photo n°8: Parc de Monceau-sur-Sambre et terril du Hameau.








Quand 300 ou 400 personnes (mais je n’aime pas manipuler des chiffres) se retrouvent sur un terril dans une ambiance de pique-nique, à contempler le paysage, à écouter des musiques qui s’envolent avec le vent et à se dire woawwww, que c’est beau Charleroi, vu d’en haut...! un lien est encore tissé entre les Carolos et leurs terrils. 
Quand ils se prennent au jeu de monter sur leurs terrils, les Carolos s’étonnent de la force du décor sous leurs yeux. Un décor souvent décrié mais où sont ancrés les repères du quotidien. 

Quand le terril se laisse gentiment dompter, devient terrain de jeu pour des aventures sans fin,
abrite des campements pour des voyages imaginaires,
sur le plateau comme au sommet…un seul mot: contemplation!
Musique live jusqu’au crépuscule!

Durant l’hiver 2010, une neige exceptionnelle transforma le paysage! La Drève de la Mémoire du Bois du Cazier.
L’aire de pique-nique sur le terril SAINT CHARLES 2
Le carreau du puits du Cazier vu du Terril SAINT CHARLES 2
Le terril des HAUCHIES et l’église de Marcinelle-Haies vus du terril SAINT CHARLES 2












De tout temps, des gens sont montés sur les terrils. Pour glaner, tout d’abord. Fouiller les stériles à la recherche de restes de charbon.
Aujourd’hui, la plupart des terrils offrent un environnement insolite et rare. (Ici, le sommet de l’EPINE)

Le collectif se veut un soutien pour les riverains qui doivent faire face à des projets de démantèlement ou de ré-exploitation.

